
Christophe Labes
Parmi les acteurs qui innovent et agissent en faveur de la transition énergétique, le groupe Arverne se distingue particulièrement. Il incarne en effet une nouvelle ère pour la géothermie : cette énergie locale, inépuisable et permanente dont le potentiel de développement est particulièrement important.
Christophe Labes, le Directeur Affaires Nouvelles Grand Sud d’Arverne, a bien voulu nous parler de son entreprise : ce qu’elle est, ce qu’elle réalise et ce qu’elle poursuit via une R&D continue.
Arverne aujourd’hui : un leader intégré unique en France
Aujourd’hui, Arverne ne se contente pas d’être un leader dans le monde de la géothermie ; il est le premier détenteur de permis d’exploration en France. Ce qui distingue radicalement le groupe, c’est sa présence complète sur la chaîne de valeur de la géothermie. Il est en effet le seul opérateur privé à réunir des expertises allant des géosciences, au forage et jusqu’à la distribution de l’énergie, ceci aussi bien pour la géothermie profonde que celle de surface.

Les trois types de géothermie exploités par Arverne
Mais Arverne défend aussi une spécificité comme le souligne Christophe Labes : « Le groupe a été créé sur une logique très simple : le sous-sol doit aider la France à gagner en souveraineté énergétique. »
Cette ambition de souveraineté trouve son origine dans le statut même de l’entreprise : Arverne est une entreprise à mission. Pour le dire rapidement cela implique qu’elle garantit le respect d’engagements sociaux et environnementaux.
Ainsi, Arverne ne se voit pas seulement comme un industriel, mais comme un acteur dont l’une des « raisons d’être » est de mettre son savoir-faire au service des territoires.
Une méthode : le développement territorial par l’adhésion
Pour Arverne, le montage et la réalisation d’un projet ne se limitent pas à des aspects techniques loin s’en faut. Le groupe bouscule les codes en substituant la notion de « développement territorial » à celui de « développement économique » qui a longtemps prévalu. Cette approche repose sur une concertation profonde avec l’ensemble des parties prenantes : les habitants, les élus, l’État… L’objectif : trouver une voie satisfaisante pour l’ensemble des acteurs afin de parvenir à une véritable adhésion sociale.
« Nous pensons nos projets avec les habitants, les élus et l’ensemble des acteurs institutionnels. » précise Christophe Labes.
Contrairement aux idées reçues, la géothermie n’est pas réservée à quelques zones privilégiées. Si la géothermie profonde s’épanouit en Alsace, dans le Bassin parisien et en Aquitaine où des conditions particulièrement favorables sont réunies, la géothermie de surface est possible partout. C’est une ressource décarbonée, inépuisable, écoresponsable et économiquement maîtrisable. Elle offre une alternative stable face aux fluctuations des énergies fossiles, de la biomasse et n’est pas intermittente comme les énergies renouvelables.
La R&D : le cerveau du groupe

Un futur réseau de chaleur dont Arverne forera les puits d’alimentation
Chez Arverne la R&D est présente depuis les origines de l’entreprise. Ainsi deux personnes travaillaient déjà, côté R&D, dès 20181 à Hélioparc2 pour être proches des laboratoires de recherche académique de l’UPPA3 avec qui ils pouvaient envisager et monter des travaux de recherche.
Aujourd’hui, par exemple, le groupe ne se concentre pas uniquement sur l’exploitation de chaleur et il innove pour valoriser le potentiel des eaux géothermales concernées par les installations géothermiques mises en place. Par le biais de ces eaux il est possible d’extraire du lithium, un métal critique indispensable à la transition énergétique. En Alsace ce travail réalisé par « Lithium de France4 » et des partenaires comme Equinor5 a pour objectif de produire 27 000 tonnes de lithium par an soit 1/3 des besoins annuels français. Ici encore la quête de souveraineté française, portée par Arverne, est à l’œuvre.
Christophe Labes rappelle l’engagement d’Arverne côté recherche : « La R&D, c’est une culture interne de la maison. On pense souvent que les entreprises ne sont pas connectées avec la culture scientifique, mais ce n’est pas vrai. »
La connexion avec le monde scientifique est permanente. Arverne accueille des doctorants en interne et collabore étroitement avec des laboratoires de recherche académique, notamment ceux de l’UPPA. L’entreprise participe ainsi à une chaire industrielle autour du droit des mobilités par exemple, mais aussi sur les énergies renouvelables dans les aménagements territoriaux. Il y a enfin des travaux de recherche fondamentale en géothermie profonde du sous-sol.
Pour le dire en quelques mots la R&D chez Arverne ce n’est pas un vœu pieu c’est le quotidien de l’entreprise.

- Année de la création de la société
- Technopôle fondée à Pau en 1987
- Université de Pau et des Pays de l’Adour
- Filiale d’Arverne Group
- Equinor Asa est une compagnie d’énergie pétrolière et éolienne norvégienne fondée en 1972
- Illustrations @Arverne Group
