
Capteur nodal STRYDE ©STRYDE
STRYDE est une entreprise internationale spécialisée dans les solutions sismiques terrestres. Elle s’adresse aux marchés internationaux de l’imagerie du sous-sol et collabore avec des institutions académiques de premier plan sur des projets de recherche.
Sa technologie d’acquisition de données sismiques repose sur des capteurs nodaux ultra-légers et compacts. Ces capteurs permettent d’évaluer un large éventail d’applications, notamment l’exploration et la surveillance géothermiques, la prospection archéologique, l’exploration pétrolière et gazière, et bien d’autres.
À titre d’exemple de la collaboration de STRYDE avec la recherche académique en France, ses capteurs sismiques ont été utilisés dans une étude menée par Sébastien Chevrot [1], portant sur les défis géophysiques liés à la sismicité dans les Pyrénées.
Nous avons récemment interviewé Amine Ourabah, géophysicien en chef chez STRYDE. Dans l’entretien qui suit, il explique comment STRYDE collabore avec la recherche académique et comment cela contribue au développement de ses produits.
[ISIFoR] STRYDE collabore-t-elle fréquemment sur des projets de recherche universitaire ?
[Amine Ourabah] Oui, nous avons fourni du matériel sismique à plus de 20 universités à travers le monde, notamment l’université d’Oxford, KAUST, Caltech, Virginia Tech et l’ETH Zurich. Ces institutions ont utilisé notre technologie pour acquérir des données sismiques de haute qualité dans le cadre d’un large éventail d’applications de recherche, telles que la surveillance des animaux, l’exploration géothermique, la surveillance de la sismicité, l’exploration minière, l’évaluation des risques géologiques et la recherche agricole.

Capteur dans les Pyrénées ©Amine Ourabah
[ISIFoR] Qu’est-ce qui a conduit votre entreprise à travailler avec le Sébastien Chevrot et Matthieu Sylvander[2] ?
[Amine Ourabah] Participer à cet effort pionnier et contribuer à la découverte et au développement d’une nouvelle source d’énergie propre comme l’hydrogène naturel est une expérience unique, motivante et très enrichissante pour STRYDE.
Il a également été particulièrement précieux de voir nos nœuds[3] utilisés de manière innovante, comme l’équipe de Sébastien Chevrot (laboratoire Géosciences Environnement Toulouse) qui les a déployés dans une configuration dense traditionnellement réservée aux acquisitions de sismique active. Cela met non seulement en évidence les avantages d’une densité de traces plus élevée dans l’enregistrement passif, mais confirme également que notre technologie va bien au-delà de la réflexion sismique active conventionnelle.
Ce type d’applications contribue à démontrer que nos solutions peuvent aider un éventail beaucoup plus large de secteurs afin de réduire les risques liés aux activités souterraines. Parallèlement, les retours d’expérience que nous tirons de ces collaborations alimentent directement le développement de nos produits, nous poussant vers davantage d’adaptabilité.
En fin de compte, ce type de projets permet à de nouveaux publics d’accéder à des technologies de pointe et de les utiliser, ouvrant ainsi la voie à des possibilités totalement nouvelles dans leurs recherches et leurs activités.

Capteurs positionnés pour des mesures ©Virginia Tech
[ISIFoR] Pensez-vous que le dialogue entre le département R&D de STRYDE et la recherche universitaire devrait être permanent dans la perspective d’une amélioration continue ?
[Amine Ourabah] Oui, absolument. Un dialogue permanent entre l’équipe R&D de STRYDE et la communauté de la recherche universitaire est essentiel pour l’amélioration du système STRYDE. Les utilisateurs universitaires poussent souvent la technologie vers des applications nouvelles et non conventionnelles, générant des retours d’expérience précieux qui aident à affiner les performances, la facilité d’utilisation et la qualité des données.
Cette collaboration crée un cercle vertueux : les chercheurs ont accès à une technologie de pointe et abordable qui permet de nouvelles découvertes, tandis que STRYDE bénéficie d’informations concrètes qui stimulent l’innovation et le développement de produits. Le maintien de cette relation étroite garantit que le système continue d’évoluer en fonction des besoins émergents de la recherche et des défis de l’industrie.
[1] Directeur de recherche au GET.
[2] Physicien adjoint CNAP IRAP Observatoire Midi Pyrénées
[3] Il s’agit des capteurs sismiques de Stryde.
